forum bouddhisme & dépendance

Bouddhiste ou bouddhistes ? La mode du bouddhisme en Occident révèle-t-elle une nouvelle forme subtile de dépendance ? Certaines pratiques de bouddhisme occidentalisées, en particulier de bouddhisme tibétain, peuvent-elles se révéler addictives ? Forum.
 
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 DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?

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Le bouddhisme est-il addictif ?
NON, il est libérateur !
54%
 54% [ 7 ]
OUI, certaines formes dévotionnelles créent une nouvelle dépendance...
46%
 46% [ 6 ]
Je ne sais pas.
0%
 0% [ 0 ]
Total des votes : 13
 

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Maître EYA
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Ven 16 Sep - 15:52

Im, mon correspondant américain insiste et, effectivement, fait le lien avec le bouddhisme en un saisissant raccourci que je ne peux m'empêcher de vous livrer en version originale... même si je sais que ce genre de propos a le don de vous mettre hors de vous ( vous savez aussi ce que je pense du feed-back ):

"what i sent you is highly important.
something may be coming in 2028.

the importance of the stars and planets
is vast and very helpful if looked at
in the right way. the big events of our small lives
is predetermined by our previous actions (karma)
this i am sure. to change the big events
is really difficult. only for a supreme expert meditator
of which there are only a few on the
planet at the moment.

there is a vast history of the use
of astrology by many distinguished individuals
through out the history of civilization.
it is no different now.

i think we take care of each other
by our actions and the more we focus on others
than ourselves the better the karma.

self grasping ignorance is so powerful
a force in most people they have a problem
escaping it..... let alone know it exists."

Ceci dit, revenons aux choses sérieuses; dans un récent entretien avec Thierry Ardisson (!), dans le cadre de l'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde en parle", M.H., l'auteur de la méthode "Rester vivant", déclarait que si le non-désir ne marche pas, hé bien, le Désir lui non plus ne mène nulle part dans "La poursuite du bonheur": l'idée du Bonheur, la grande escroquerie du XX° siècle, disait un autre écrivain, Céline.


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Maître EYA
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Ven 16 Sep - 21:58

Bonheurs d'expression:
Dans un récent message de l'Administrateur, je relève ce passage:
" Le premier tisse un cocon rassurant avec les fils du discours nirvana, il rassure et flatte dans le sens du poil avec l'idéologie salvifique de l'illumination garantie, du mieux-être intérieur et du sens de la vie précuit à la vapeur des mantras. " J'aime beaucoup cet appétissant "précuit à la vapeur des mantras" très évocateur qui vous met l'eau à la bouche ( sont-ce des momos ou des raviolis chinois?) !
Voilà, c'est tout. Les deux autres expressions imagées, "tisse... avec les fils du discours" et "flatte dans le sens du poil", sont également d'une bonne facture: à quand le Best of ? Et puis "salvifique" fallait quand même le placer...
Que va-t-il bien pouvoir encore nous... mijoter ?
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Maître EYA
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Dim 18 Sep - 12:47

Moi qui m'attendais à un combat titanesque entre Im et Vulcain, j'en suis pour mes frais. Il y avait pourtant de quoi, il me semble, provoquer les foudres de l'Administrateur qui, néanmoins, n'est pas sorti de ses gonds et n'a pas sorti ses gongs.
Mais le plus beau c'est encore le site d'Aro gTèrp, dont j'ignorais l'existence, parce que, là, on touche au sublime dans le Grand Guignol! En voyant l'iconographie tantrique très kitsch et la photo des lamas de pacotille ( d'ailleurs toutes les illustrations valent leur pesant d'or ), j'ai d'abord cru à un canular dont j'ai été le premier à rire car j'adore les parodies, même lorsqu'elles sont outrées, caricaturales. Mais si ces gens sont "sérieux"... c'est encore plus drôle: quelle bande d'allumés! C'est vrai qu'à côté l'astrologie, l'influence de Vulcain, le catastrophisme et l'influence des extraterrestres, ça fait un peu ringard...
Enfin, en tant que pratiquant non-célibataire, donc membre de la sangha domestique blanche ( d'ailleurs je trouve cela génial d'aller vérifier la définition du mot "profane" dans différents dictionnaires européens pour appréhender le sens que cette notion peut avoir au... Tibet! ), bien que n'officiant d'ailleurs, très occasionnellement mais pas toujours le week-end, qu'à l'intérieur du cadre strictement légal d'un mariage bourgeois, je voudrais vous quitter sur cette citation de Pierre Louÿs ( ouvrage cité dans La possibilité d'une île, ce qui nous ramène à Houellebecq ):
"Ceux qui n'ont pas senti jusqu'à leur limite, soit pour les aimer, soit pour les maudire, les exigences de la chair, sont, par là-même, incapables de comprendre toute l'étendue des exigences de l'esprit."
Merci Sébastien. Décidément on aura tout vu; et, en même temps, il faut le voir pour le croire. Tout cela est cousu de fil doré mais, après tout, s'il y a des gogos pour mordre à l'hameçon...
Bon, je me retire sur la pointe des griffes.
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sebastien
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Dim 18 Sep - 17:28

C'est vrai que les photos et pseudo-tangkas valent le coup d'oeil. On dirait une troupe de motards reconvertis au vajrayana

http://www.aroter.org/
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Maître EYA
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Dim 18 Sep - 21:04

On sent en effet que ces irréductibles Gallois, Hell's Angels d'un autre ( new ) âge, ont quelques heures de vol à leur actif. Ces hurluberlus ont quelque chose des doux dingues des "Aventures de Tintin", par exemple les Dupont-Dupond qui croient bon d'adopter le costume folklorique national du pays où les mène une enquête. Avec ce redoutable effet de perspective, de mise en abyme, qui fait qu' à voir des Occidentaux aussi ridicules ainsi accoutrés on se dit que les dignitaires tibétains l'étaient à peine moins, grotesques, dans leurs habits d'apparat, ce que l'on soupçonnait déjà en voyant certains clichés d'Alexandra David-Neel, déguisée en autochtone des hauts plateaux, mais ce à quoi l'imagerie himalayenne avait fini par nous habituer. Me fais-je bien comprendre ? ( J'essaie de meubler en l'absence - inexplicable ! - de l'Administrateur qui semble avoir pris son week-end, mais n'en ai point l'aisance ni le brio dans l'expression... ).
Ce qui prouve une nouvelle fois:
1) qu'avant d'être nu, le Roi est vachement sapé;
2) puisque laïcs ils sont, que moine l'habit pas ne fait, jeune Padawan.

Gag récurrent: "Jules et les filles" ( III ) ou le degré zéro de la télévision !
Dans le zapping de la semaine, Mlle Benaïm, ses congénères et leurs invitées, grognent et couinent à qui mieux mieux: il s'agit de savoir qui est la meilleure cochonne de la base-cour ( authentique )...
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Lun 19 Sep - 9:29

Je découvre en effet après une pause les nouveaux posts sur les Aro Ter et vos commentaires amusés. J'aime bien le "on dirait une troupe de motards reconvertis dans le vajrayana" de Sébastien. Quant aux amicales citations que fait M.E. de mes passages gastronomiques, j'avoue que je ne suis pas aussi convaincu que çà de l'inspiration culinaire qui les a entourés. Oui, c'est un peu dim sum, je le reconnais volontiers... J'aime beaucoup les dim sum, et je connais un très bon endroit à Kuala Lumpur pour dégustrer ces délicieux raviolis chinois à la vapeur...

Et dire que j'ai aussi raté les imitations de basse-cour de Valy et ses copines... le "spécial nouvelles spiritualités" de ce programme risque d'être surprenant !


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Jean-Paul
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Mer 21 Sep - 15:09

Je pense qu’il y a une part d’idéologie dans toutes les traditions bouddhistes. Son origine est bien sûr un système de croyances, mais également une volonté de se rassurer et de présenter l’enseignement comme supérieur, original, unique. Le zen et le theravada n’échappent pas au dogmatisme.
Or, beaucoup d’Occidentaux viennent au bouddhisme pour régler toutes sortes de difficultés et de problèmes psychologiques. Ils ont besoin de se rassurer et de se convaincre qu’ils vont aller mieux et qu’ils sont dans le bon chemin. Les enseignements deviennent alors des vérités rigides auxquelles se raccrocher. Il faut ajouter que des enseignants sont souvent eux mêmes conditionnés et incompétents. Certains, qui ont des difficultés dans la vie, sont ravis d’avoir un programme compassion-éveil sous la guidance de "lama pense pour moi" ou de "bikkhu qui sait tout".
Ceci est un aspect des choses. J’ai aussi le sentiment que le bouddhisme dans ses aspects pratiques apporte des bienfaits à beaucoup de gens. Mais le débat est inévitable entre les traditions qui nous viennent d’Orient et notre culture, et aussi parce qu’il y est question de l’identité avec toutes ses composantes, sujet par essence explosif.
Le héros du roman de Houellebecq sort avec des paysannes thaïlandaises, souvent livrées à elles mêmes, qui monnaient leur charme pour aider papi, mami et bébé. Les lamas boddhisatvas au Tibet se voient offrir de fraîches adolescentes en signe de reconnaissance. Les petites de ce fait devraient avoir de la chance de voir leur karma allégé.
Dans le premier cas, il y a rencontre de 2 intérêts. Dans le second, il y a abus de pouvoir et manipulation.
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Mer 21 Sep - 17:44

Vos posts sont toujours un moment de lecture privilégié, puisque vous nous y présentez les conclusions de votre démarche et le fruit de votre expérience de manière concise et claire.

Juste une incidente pour écrire que les jeunes Thaïlandaises du roman "Plateforme" sont également affreusement manipulées, mais par l'argent des clients et non par des promesses de bénédiction lamaïste. Il est clair dans le roman qu'il s'agit de personne(s) majeure(s) et dont le consentement ne fait aucun doute. Dans la mesure où elle seraient mineures, ces actes, s'ils étaient réels et non des fictions romanesques, seraient sanctionnés par la loi. Je ne peux donc approuver qu'un de ces deux crimes que vous évoquez soit commis dans le monde réel, puisque les deux sont clairement répréhensibles. Leurs auteurs seraient passibles de la cour d'Assises avec peut-être quinze années d'emprisonnement à la clef. Et je m'élèverais tant contre l'un que contre l'autre de ces crimes et devrais les signaler, conformément à la loi, s'ils étaient commis et que j'en eusse connaissance. En revanche comme vous l'écrivez l'auteur est un romancier et fait ici une oeuvre de fiction décrivant des filles de papier et non de chair et d'os. Enfin ses conquêtes imaginaires sont clairement majeures, même si le titre "Plateforme" (plate forme) contient, par contraste, une curieuse ambiguïté littéraire et littérale qui n'est sans doute pas dûe au seul hasard.

Maintenant pour revenir au coeur de votre sujet sur les motivations qui préexistent à la quête bouddhiste de certains Occidentaux, vous avez certainement touché des points sensibles à juste titre :

Jean-Paul a écrit:
Certains, qui ont des difficultés dans la vie, sont ravis d’avoir un programme compassion-éveil sous la guidance de "lama pense pour moi" ou de "bikkhu qui sait tout".
Ceci est un aspect des choses. J’ai aussi le sentiment que le bouddhisme dans ses aspects pratiques apporte des bienfaits à beaucoup de gens.

Vous évoquez aussi des difficultés d'ordre psychologique, ne pensez-vous pas parfois que ces difficultés sont plus dans la réprésentation insatisfaite qu'ont ces personnes de leur propre existence que dans leur fonctionnement psychique, qui est somme toute tout à fait normal ? Et certains dans le lamaïsme (tantrisme bouddhique) ont-ils tendance a exagérer la gravité de ces éléments qui posent problème aux Occidentaux, à les faire passer pour plus névrosés qu'ils ne sont en réalité, de manière à promouvoir leurs lignes de services spirituels ?


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Maître EYA
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Mer 21 Sep - 21:27

Contre-attaque:
Entendu ce matin, sur France Info ( donc le reportage doit tourner en boucle sur cette station et est probablement disponible sur son site ), que l'association qui lutte contre les sectes ( A.D.F.I. ? ) était poursuivie en justice par trois ou quatre membres de deux ou trois organisations, pourtant épinglées dans le rapport Viviani ( Scientologie, ... d'Avalon, ... ), pour harcèlement.
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Mer 21 Sep - 22:34

Merci de cette information significative, M.E., à confirmer donc. Petit rappel pour les invités : l'UNADFI, au niveau national, soutient les familles et des individus victimes, lors des procès qui mettent en cause des dérives sectaires et participe aux activités de la Miviludes qui coordonne la vigie des dérives sectaires au niveau interministériel. Localement, les ADFI offrent un accueil et une écoute des victimes dans les départements français sous forme de permanences, et tiennent à jour les informations qu'elles reçoivent. Ses bénévoles savent d'aileurs qu'ils sont particulièrement exposés aux activités d'intimidation des organisations dont ils reçoivent les victimes ou les familles des victimes.
L'UNADFI suit ainsi attentivement l'évolution des dérives sectaires dont elle est bien informée. Il est logique que les groupes incriminés, parfois dotés d'une certaine capacité financière, voire même d'une capacité financière certaine, tentent de faire obstacle à cette structure associative et essentiellement bénévole.

Il me semble que l'UNADFI (à moins que ce ne fût une ADFI locale) était d'ailleurs partie civile aux côté de la famille qui a obtenu réparation dans l'affaire du Néophare (suicide de disciple) cet été 2005 (jugement confirmé en appel). La peine de prison de 3 ans a été infligée en appel avec sursis pour le "maître spirituel" incriminé, mais les amendes et dommages et intérêts qui dépassent en tout 100 000 euros lui donneront l'occasion de méditer attentivement sur les conséquences de ses actes. Il risquait 5 ans de prison ferme. C'était la première application en France de la loi Abou-Picart qui permet de sanctionner l'abus de faiblesse ou d'ignorance sur des personnes en état de sujetion physique ou mentale. Cette récente loi Abou-Picart semble être un nouveau poil à gratter pour des organisations sujettes aux dérives sectaires (et surtout pour leurs maîtres à penser) qui protestent véhémentement sur le Net à son sujet.

Extrait du site de l'UNADFI (déjà publié sur le forum) :

"Vous avez des droits, et nous vivons dans un état de droit. N'oubliez jamais de prendre conseil, et d'envoyer un courrier au Procureur de la République. C'est le minimum, si vous désirez réparer un préjudice subi, ou venir indirectement en aide aux adeptes d'une institution qui abuserait de leur état de faiblesse ou d’ignorance, les maintenant dans un état de sujetion physique ou mentale. La loi du silence, l'acceptation de tout, conduisent à la continuation des délits." (extrait du site Web de l'Unadfi)

U.N.A.D.F.I. : UNION NATIONALE DES ASSOCIATIONS DE DEFENSE DES FAMILLES & DE L'INDIVIDU
130 rue de Clignancourt
75018 PARIS
+ 33 1 44 92 35 92
Fax: + 33 1 44 92 34 57
http://www.unadfi.com/contact/
L'Unadfi a des antennes départementales, les Adfi, qui proposent des permanences d'accueil, leur liste est sur le site national de l'Unadfi.

thumright

Le site est aussi une riche source d'information sur l'actualité des dérives sectaires, et il peut être intéressant de le surfer en choisissant par exemple les pages où les informations sont classées chronologiquement, mois par mois. On découvre que chaque jour ou presque des nouvelles sont ainsi répertoriées et brièvement commentées.

D'un point de vue extérieur l'activité de l'UNADFI peut paraître un moyen de vigie du développement de nouveaux mouvements religieux, formations "ésotériques" ou alternatives et communautés new age. En réalité il faut bien admettre que c'est le soutien le plus efficace des personnes victimisées ou abusées par certaines dérives de certains de ces mouvements. Ces victimes, qui ont parfois subi un grave préjudice et ne savaient pas vers qui se tourner, trouvent avec l'UNADFI une écoute, un interlocuteur, de l'aide et de la compétence distinctive. En cela l'UNADFI est une précieuse intiative citoyenne qu'il faut soutenir et accompagner. Elle souhaite aujourd'hui se rapprocher des DDASS ainsi que du Ministères des Affaires Sociales pour mieux mailler son action avec celle des services de l'Etat.
Les nouveaux mouvements religieux qui attaqueraient l'UNADFI en justice auraient des raisons de découvrir en quoi leur initiative est une idée regrettable, voire l'avenir le dira, suicidaire. Ils risqueraient fort de perdre le statu quo qui leur permettait encore d'opérer dans le tissu sociétal, et d'enclencher un processus irréversible d'examen qui - loin de nuire à l'UNADFI - exposerait bien davantage encore leurs propres mécanismes confidentiels, leurs intérêts stratégiques discrets et néanmoins mercatiques, et cela encouragerait les services de l'Etat a regarder de plus près, voire de très près, la transparence et la légalité de leurs fonctionnements en éveillant davantage l'intérêt de la MIVILUDES, des services préfectoraux et des Renseignements Généraux, des URSSAF, des impôts, des services d'urbanisme, de la DDASS, etc.
Pour envisager ce genre de confrontation avec l'UNADFI, puis avec l'appareil des services de l'Etat, il faut arriver avec les mains très propres.
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Maître EYA
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Ven 23 Sep - 12:13

Le bouddhisme celtique a l'air tout de même assez casse-gueule:

"One evening Rinpoche and I were sitting in the kitchen. Max rushed in
from shopping in town. Now the closet and the basement doors were next
to each other and both doors looked the same. The basement stairs were
very steep and ran down about twelve feet. Max was distractedly talking
to us as he took off his coat, opened the wrong door and, not looking,
reached in to hang it up. Rinpoche yelled, 'Shunyata!' as Max and his
coat fell into the basement. Unhurt except for a few scrapes, Max
climbed out.

'RInpoche,' said Max, 'you should have tried to stop me.'

'Why?' replied Rinpoche, 'You could have gotten enlightened!'"
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Ven 23 Sep - 13:55

Maître EYA a écrit:
Rinpoche yelled, 'Shunyata!' as Max and his
coat fell into the basement. Unhurt except for a few scrapes, Max
climbed out.

'RInpoche,' said Max, 'you should have tried to stop me.'

'Why?' replied Rinpoche, 'You could have gotten enlightened!'"

Votre lecture attentive de ce site vous permet de ramener cette perle !
Il vaut mieux en rire avec vous, en effet, que de prendre pour argent comptant le "celtic buddhism" !

J'ai entendu aujourd'hui sur France Inter que l'émission de Valérie Benaïm sur FR3 sortait de la grille, et terminait ainsi de manière anticipée sa brève carrière après 3 semaines de diffusion. Je me propose d'ôter l'annonce sur l'appel à témoignages que l'émission vous avait adressée.
Selon le chroniqueur de France Inter l'émission de Mlle Benaïm était produite par Mr Dominique Ambiel...


Dernière édition par le Ven 23 Sep - 13:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Sam 24 Sep - 14:39

La nouvelle s'est propagée comme une trainée de poudre dans le landerneau du tantrisme bouddhique : un vaste centre lamaïste français a reçu les jours passés la visite de la gendarmerie locale. Rien que de très banal me direz-vous ? Et bien pas tout à fait.
Selon la version que j'ai entendue (et qui mériterait confirmation et détails), il semblerait que cette investigation des forces de l'ordre en milieu monastique bouddhiste provînt en amont de l'une des administrations chargées du suivi du R.M.I. (revenu minimum d'insertion).
Il aurait été découvert par cette dernière qu'une quinzaine (chiffre entendu et non vérifié, car on parle aussi de "plus d'une dizaine") de personnes logeaient à la même adresse dans une bourgade voisine du vaste complexe eurolamaïste. Le fait que cette unique adresse logeât un grand nombre de personnes avait éveillé l'attention, l'intérêt et l'incrédulité des fonctionnaires.
La question que les gendarmes vont maitenant devoir creuser est la suivante : se pourrait-il que toutes ces personnes présentaient cette adresse officiellement et fictivement pour leur demande de RMI, alors qu'en réalité elles habitaient pour la plupart dans les dépendances du monastère, servant ce dernier comme "stagiaires pratiquants", vaquant gratuitement à diverses tâches dans l'enceinte élargie de sa communauté : peintures, cuisine, jardinage, travaux sur les bâtiments, etc ? Les gendarmes sont sans doute venus tirer au clair cette affaire et s'assurer que l'argent public du RMI ne servait pas à financer indirectement les activités monastiques.

Il est bon de rappeler à ce point que cette communauté du tantrisme bouddhique (reconnue comme congrégation religieuse par le bureau central des cultes) demande à ses "stagiaires pratiquants" de verser une sorte de loyer mensuel, ou autrement dit d'acquitter une pension, pour justifier de leur modeste hébergement collectif et de la restauration servie sur place ainsi que de leur entretien (machines à laver, eau chaude sanitaire, etc.). Je ne connais pas exactement le montant actuel de ce loyer qui pourrait être compris entre 130 et 190 euros par mois.

Ainsi si l'allégation d'une adresse de complaisance pour toucher le RMI était vérifiée, et si les investigations de la gendarmerie aboutissaient dans ce sens, cela signifierait que la congrégation monastique ou l'association des retraites de 3 années qui cohabite à la même adresse faisait travailler ce groupe de bénévoles, qu'elle les faisait payer en plus leur hébergement, et surtout qu'enfin le RMI de ces volontaires, c'est à dire l'argent de la République, finissait indirectement, en tout ou partie, dans les caisses de la communauté...

Très probablement la ligne d'argumentation de la direction des lamas occidentaux sera de dire qu'elle ne savait rien de cette pratique d'adresse fictive éventuelle, et qu'elle ne s'occupait pas pour ses stagiaires pratiquants de leur obtenir le très convoité RMI...

Le montant des sommes en jeu n'est pas négligeable car même si individuellement et mensuellement il ne représente que quelques petites centaines d'euros tout au plus, multiplié par le nombre de stagiaires, puis par le nombre de mois pendant lesquels ce système a pu fonctionner, il représente des sommes conséquentes.

Il serait intéressant de savoir si cette pratique d'adresses fictives, que je découvre avec vous aujourd'hui par cette information, est répandue et si cette anecdote en est un premier symptôme...
Arrow

A suivre...
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olivieror
harmonie & contrepoint


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MessageSujet: Je suis un parfait exemple !   Dim 25 Sep - 22:47

Bonjour a tous !
Quel bel exemple je suis ! vous allez comprendre.
j'ai 27 ans et depuis maintenant 7 ans je m'interesse au bouddhisme.
A 20 ans , j'ai rencontré une personne qui m'a pas mal ouvert les yeux sur la vie.il m'a aussi conseillé de lire des livres traitant du bouddhisme.
D'abord fasciné par certain rite magique puis par la veritable quête spirituelle... je vis ma vie depuis comme tout bon jeune homme qui se respecte...cependant cette obsession du bouddhisme revient tout le temps...j'y pense souvent...
je me suis fait un tatouage avec le symbole om , j'ai été voir le dalai lama a bercy , je suis allé m'acheter un mala ... etc ..etc...je ressens le besoin de me tourner vers toutes ces choses que je ne connais pas enkore assez mais dont je reste persuadé qu'elles sont essentielles pour moi.
A l'heure d'aujourd'hui , j'ai décidé plusieurs choses.
Apprendre le tibétain et faire parti d'une ecole qui enseigne le bouddhisme tantrique. Ce qui me parait être un bon début...de cette façon , je v voir objectivement et de plus pret tout ceci.
Vous savez , je ressens ça comme un appel , ça ne dure pas depuis 1 an mais 7 ans ...je réfléchis bcp , je pense bcp et parfois , je pense même a quitter la france pour partir au népal.
Alors avant d'y aller , je préfère connaitre un peu mieux.
je connais l'impression que je peux donner mais je suis parfaitement conscient de tout ce que cela représente...
vous parlez de dépendance , on peut aussi parler de fascination car dans mon cas , le mot serait plus juste.
je vous fais part d'1 de mes reflexions :
J'ai vu , ressenti , les effets des drogues comme l'alcool et le cannabis , j'ai senti le plaisir de la jouissance,
d'aimer et d'être aimé....Pkoi désirons nous ces choses ?
Afin d'être heureux.
Pourtant toutes ces choses que nous désirons ne durent pas ! comment atteindre alors le bohneur avec ces choses qui ne durent pas ?
Notre vie doit -elle être un entrelacement de moment heureux et d'autre moins heureux ?
quel est le but ? avoir ces moments de bohneur parfois illusoire trop courts pour nous permettre de nous sentir mieux , nous qui souffrons !
Notre quête ! c la quête du bohneur.
Comment atteindre cet objectif quand on s'aperçoit que notre bohneur n'est bien souvent que temporaire.
Ce bohneur temporaire , une fois fini nous entraine dans la lamentation.
Si nous ne ressentons plus de bohneur temporaire alors plus de lamentation et si nous n'avons plus de lamentation ?
ne serions nous pas tout simplement heureux ? De la cessation du désir nait la voie du bohneur...

@ bientôt
Olivier

Ps : Connaissez vous une ecole a paris qui enseigne le bouddisme tantrique ou bouddisme tibétain ?
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Jean-Paul
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Lun 26 Sep - 22:58

Bonsoir Im,
Lors de la sortie de Plateforme, Michel Houellebecq a évidemment été accusé de faire l’apologie du tourisme sexuel avec circonstance aggravante que des mineures auraient pu en faire les frais.
Dans son roman, il n’est cependant nullement question de mineures. Il a également mentionné que le gouvernement thaïlandais faisait beaucoup d’efforts pour lutter contre la prostitution des mineures.
Le roman Plateforme est bien sûr une fiction mais fortement inspirée de la réalité. Le souci de Houellebecq n’est pas de donner des leçons de morale mais de jeter un éclairage sur la nature humaine et certaines réalités sociales. Il y a bien une rencontre entre la misère économique et la misère affective et sexuelle.
Dans ce sens, les femmes majeures qui de leur plein gré se livrent à une forme de prostitution ne sont pas manipulées par l’argent. Leur motivation est d’aider leur famille. Leur force morale contraste souvent avec celle des occidentaux qui selon les termes de Houellebecq « dès qu’ils ont quelques jours de liberté se précipitent à l’autre bout du monde, traversent la moitié du monde en avion et se comportent littéralement comme des évadés de prison. »

Concernant l’autre thème de la discussion, il serait peut être pertinent d’expliquer un peu ces difficultés psychologiques que ressentent certains occidentaux attirés par le bouddhisme.
Je pense qu’elles font plus partie d’un ressenti que d’une représentation insatisfaite de son existence. Beaucoup de personnes souffrent de solitude et d’isolement, de problèmes de communication, de manque de confiance en soi, ont des difficultés à aimer ou à trouver un partenaire, ne trouvent pas de fonction valorisante dans la société etc…Tout cela ne relève évidemment pas de la pathologie grave. Néanmoins, un alléchant programme compassion éveil et des slogans simplistes et abstraits prétendant expliquer l’existence risquent de laisser ces problèmes et conflits irrésolus. On pourra toujours dire que ces problèmes font partie du faux moi et qu’il suffit de trouver le vrai moi ou l’absence de soi. Mais cela peut être un raccourci menant à un cul de sac. Une démarche spirituelle qui ne prend pas en compte toute la personnalité me paraît incomplète. Les méthodes bouddhistes et les enseignements et explications sur la nature du réel et de la personne humaine peuvent varier d’une école bouddhiste à l’autre. Il me semble que pour les gens un peu fragiles psychologiquement, les écoles qui mélangent croyances, abstractions et système d’autorité à de simples techniques de méditation ont plus de chance de mener à une forme d’aliénation spirituelle.
Personnellement, j’aime assez bien les maître thaïlandais dans leur approche et leurs méthodes. Peu de croyances par rapport aux écoles du nord et assez de souplesse par rapport à leur collègues birmans qui pêchent parfois par dogmatisme et rigidité (vrai bouddhisme, vrai technique etc…)
J’aime aussi les enseignants occidentaux que l’on rencontre dans le mouvement que l’on appelle vipassana, mouvement né en Birmanie et qui caractérise maintenant une forme de bouddhisme occidental. Parmi ces enseignants on peut citer Joseph Goldstein, Jack Kornfield, Stephen et Martine Batchelor, Mark Epstein, Charles Genoux etc… Les enseignants ont souvent étudié dans différentes traditions et auprès de différents maîtres.
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Lun 26 Sep - 23:36

Bonsoir Jean-Paul,


Merci de votre post et de préciser en effet ces sujets. Si vous avez des liens vers des pages consacrées à ces enseignements thaïs qui vous paraissent intéressants vous pouvez bien entendu nous les donner, et pour la discussion "ressources" aussi. Il est vrai que souvent les enseignements les plus authentiques n'ont pas toujours de site Web, ni de forum Internet, voire peu de traductions en anglais et encore moins en français !
Pour rebondir sur Stephen et Martine Batchelor, j'ai lu pour la première fois le nom de Stephen sur un livre de poésie, en anglais, en 1985. C'était un recueil qu'il signait, consacré à son expérience attentive de la Corée où il était moine. Il a rencontré je crois Martine là-bas. Leur monastère était le prestigieux et ancien Ssongwangsa. Leur enseignant de méditation : Kusan, un des méditants les plus admirés de cette génération du Zen Choggye. Je crois qu'ils ont bénéficié de l'ouverture de Ssongwangsa aux étudiants internationaux, ouverture qu'avait voulu le vieux Kusan en fondant l'International Zen Center dans ce monastère. Quand j'arrivais en Corée fin 84, le vieux Kusan était décédé depuis peu somme toute et, même si j'ai pu dormir à Ssongwangsa, me lever aux aurores pour assister vers 3 heures et demie au rituel chanté du matin dans le temple (une splendeur), manger avec les ouvriers la bonne soupe de tofu dans la cuisine du monastère, boire dans sa chambre une infusion de tilleul à la farine d'orge préparée par un sympathique jeune moine qui nous accueillait, un ami et moi, j'ai souvent regretté de n'avoir pu croiser le chemin de Kusan...
Sad

Stephen Batchelor avait pratiqué auparavant dans le milieu du bouddhisme tibétain, qu'il avait donc laissé pour cette immersion en Corée.
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Mar 27 Sep - 0:04

Bienvenue à Olivieror, j'ai fusionné votre sujet avec le fil de discussion "dépendances", votre message s'est collé en page 6 selon son heure de publication. J'en fais ici une copie ici afin que les visiteurs et les membres puissent le lire et vous répondre :

olivieror a écrit:


Message d'Olivieror.

Bonjour a tous !
Quel bel exemple je suis ! vous allez comprendre.
j'ai 27 ans et depuis maintenant 7 ans je m'interesse au bouddhisme.
A 20 ans , j'ai rencontré une personne qui m'a pas mal ouvert les yeux sur la vie.il m'a aussi conseillé de lire des livres traitant du bouddhisme.
D'abord fasciné par certain rite magique puis par la veritable quête spirituelle... je vis ma vie depuis comme tout bon jeune homme qui se respecte...cependant cette obsession du bouddhisme revient tout le temps...j'y pense souvent...
je me suis fait un tatouage avec le symbole om , j'ai été voir le dalai lama a bercy , je suis allé m'acheter un mala ... etc ..etc...je ressens le besoin de me tourner vers toutes ces choses que je ne connais pas enkore assez mais dont je reste persuadé qu'elles sont essentielles pour moi.
A l'heure d'aujourd'hui , j'ai décidé plusieurs choses.
Apprendre le tibétain et faire parti d'une ecole qui enseigne le bouddhisme tantrique. Ce qui me parait être un bon début...de cette façon , je v voir objectivement et de plus pret tout ceci.
Vous savez , je ressens ça comme un appel , ça ne dure pas depuis 1 an mais 7 ans ...je réfléchis bcp , je pense bcp et parfois , je pense même a quitter la france pour partir au népal.
Alors avant d'y aller , je préfère connaitre un peu mieux.
je connais l'impression que je peux donner mais je suis parfaitement conscient de tout ce que cela représente...
vous parlez de dépendance , on peut aussi parler de fascination car dans mon cas , le mot serait plus juste.
je vous fais part d'1 de mes reflexions :
J'ai vu , ressenti , les effets des drogues comme l'alcool et le cannabis , j'ai senti le plaisir de la jouissance,
d'aimer et d'être aimé....Pkoi désirons nous ces choses ?
Afin d'être heureux.
Pourtant toutes ces choses que nous désirons ne durent pas ! comment atteindre alors le bohneur avec ces choses qui ne durent pas ?
Notre vie doit -elle être un entrelacement de moment heureux et d'autre moins heureux ?
quel est le but ? avoir ces moments de bohneur parfois illusoire trop courts pour nous permettre de nous sentir mieux , nous qui souffrons !
Notre quête ! c la quête du bohneur.
Comment atteindre cet objectif quand on s'aperçoit que notre bohneur n'est bien souvent que temporaire.
Ce bohneur temporaire , une fois fini nous entraine dans la lamentation.
Si nous ne ressentons plus de bohneur temporaire alors plus de lamentation et si nous n'avons plus de lamentation ?
ne serions nous pas tout simplement heureux ? De la cessation du désir nait la voie du bohneur...

@ bientôt
Olivier

Ps : Connaissez vous une ecole a paris qui enseigne le bouddisme tantrique ou bouddisme tibétain
?


Dernière édition par le Mar 27 Sep - 1:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Mar 27 Sep - 0:14

Cher Olivieror, je réponds à votre message plein d'enthousiasme sans détour.


Mais vous êtes en plein dans le désir, dans le désir du spirituel !

Je pense que votre vitesse et votre vif désir de découvrir ce milieu et ses pratiques tantriques feront de vous une proie facile, et il me semble que vous risquez de vous brûler les ailes en décollant ainsi vers le nirvana. Je ne vois que la déception comme issue à cette démarche, telle que vous la présentez dans votre message.
Il me semble que si la curiosité investigatrice est un moteur indispensable à toute découverte, la curiosité ordinaire est aussi la faiblesse des adeptes qu'exploitent le plus volontiers des groupes qui se retranchent derrière le mystère, l'apparence, la fascination et le désir spirituel. Votre sincérité, votre candeur (je songe à votre amusant tatouage "om" !) et votre urgent désir d'expérience spirituelle risquent d'attirer ceux qui voudraient en tirer parti ou tout simplement disposer de votre bonne volonté en vous faisant miroiter que l'illumination est au bout de leur voie.
Car les écoles sérieuses ou les guides (s'il en existe encore) convenables ne vous donneront sans doute pas la satisfaction que vous attendez. Je doute fort qu'ils acceptent de pourvoir à vos besoins de satisfactions spirituelles, qui ne sont pas si différents des désirs ordinaires et de la passion pour la vie de tout un chacun ! Vous voulez quelque chose, vous le voulez absolument, tout à fait comme un jeune homme qui veut une voiture ou un bon travail ou une charmante copine ! Seulement votre objet de convoitise s'est déplacé dans le domaine du "spirituel". Vous jouez au Dharma comme d'autres veulent gagner au loto. Et vous êtes bien accroché semble-t-il, comme vous le dites. Aucun ami spirituel digne de ce nom ne voudra vous laisser croire un seul instant que ce désir d'évasion est celui de la quête du bouddha. Le problème est que vous allez trouver tout aussi facilement des lamas ou des eurolamas pour vous proposer un "programme compasssion-éveil" (Je reprends l'amusante formule de Jean-Paul) clés en main, en France ou au Népal, ravis d'avoir un adepte de plus, voire un travailleur bénévole et corvéable si vous tombez mal.

Il y a aussi un contresens possible sur la gratification du tantrisme bouddhique en filigrane de votre amical message. Selon des observateurs qualifiés les premiers plaisirs innocents et subtils du tantrisme (tumo -en tibétain- appelé aussi kundalini -en sanskrit- par exemple) sont en général donnés en sus, à ceux qui ne les ont pas demandés, comme une gratification surprenante et inattendue. Je dirais presque : gratuite. Le bonheur de cette spontanéïté (appartenant à l'expérience mahamudra dans la terminologie de plusieurs écoles) vient le plus souvent à des personnes qui se sont plutôt engagées sur une voie de simplicité et de placidité. Et c'est, si vous y réfléchissez, une prudence élémentaire que de ne pas donner d'allumettes à de petits enfants agités !

Je pense donc que vous pouvez trouver dans la vie des sources de satisfaction qui vous permettront de canaliser plus utilement et agréablement votre énergie. Il me semble que vous avez tout simplement besoin de vraie relation amoureuse, ou de bons projets personnels à inventer, et non d'une initiation lamaïste ! Cette solution bouddhiste est un peu facile, un peu commode ! : vous voulez vous confier à une pédagogie de l'éveil qui va faire le travail pour vous et vous économiser la réflexion personnelle, la construction de projets de vie et d'aller à la rencontre des autres !
Vous courrez à la désillusion. Olivieror vous risquez seulement de vous ramasser. Et vous ne pourrez pas dire que l'on ne vous aura pas informé sur cette page :

Dites-vous bien enfin que votre idée de plaisirs qui ne durent pas dans le samsara et de plaisirs qui durent dans le bouddhisme tantrique est erronée, c'est juste un cliché des textes bouddhistes, mais ce n'est pas toute la réalité. En réalité c'est tout le contraire : dans la vie ordinaire vous pouvez construire des amitiés, des expériences, des relations qui durent, parfois des années, parfois des décennies, plus rarement toute un vie.

En revanche, dans le tantrisme ce sont vos ressources subtiles qui vont être libérées au prétexte de "purifier vos tendances et votre karma". (Et cela c'est encore dans le meilleur des cas, celui où vous rencontrez une tradition authentique).
Voici comment des adeptes racontent cette expérience à leur manière : vos ressources subtiles (tiglés) disposées en grappe le long de l'axe médian du corps, devant la colonne vertébrale, vont activer des souffles subtils (lung) qui génèreront en s'élevant, en effet, des moments de félicité (samadhi). Mais ces ressources ne sont pas illimitées et seront donc tôt épuisées, au fur et à mesure de l'ouverture des réseaux de vésicules subtiles (tiglés). C'est à dire que pour l'adepte du tantrisme le meilleur moment c'est aussi quand on monte l'escalier, quand les ressources sont encore intactes, concentrées, et qu'elles commencent à être ouvertes.
En effet, après quelques années seulement de pratique, et surtout si vous commencez jeune, vous risquez de vous retrouver prématurément dévitalisé et vidé de vos juvéniles ressources à la mesure de l'intensité des plaisirs, des extases et des expériences méditatives que vous aurez ressentis (dans le meilleur des cas) pendant votre pratique du bouddhisme tantrique. D'autre part ces pratiques sont potentiellement dangereuses, et risquent surtout de vous fasciner encore plus, vous faisant négliger les choses de votre vie, vos engagements vis à vis des autres, votre avenir, etc.
Enfin on n'a jamais vu un adepte du tantrisme surfer seulement sur la vague de la félicité, en général si ces moments privilégiés arrivent en effet selon les disciples eux-mêmes, ils alternent selon eux peu ou prou avec des moments désagréables d'emprise douloureuse. Les adeptes les appellent prudemment et poliment "purifications". Par exemple dans la tradition Karma Kagyu les retraitants se plaignent souvent de douleurs inattendues au niveau du coeur (plexus cardiaque) qui durent parfois pendant des heures, lors de moments de repos, ou de détente par exemple. Certains attribuent ces sensations désagréables à l'emprise tantrique elle-même par exemple à "l'activité des protecteurs courroucés (mahakala)" (sic).

De toute façon, même les plaisirs issus des pratiques perdront de leur intensité en quelques années, disons une dizaine tout au plus selon les estimations des plus satisfaites, sans doute plus tôt percevrez-vous déjà cette diminution de l'intérêt de ces pratiques, et vous laisseront-elles aussi progressivement moins vigoureux.

Le problème que vous auriez sans doute est que, si vous voulez alors revenir vers une vie active ou des projets dans le monde, vous ne disposerez plus de vos ressourcces psychosomatiques les plus stables qui auront littéralement été dissipées, fondues, consumées dans ces quelques années de moments de félicités tantriques. De plus vous aurez tourné le dos à vos amis, vos connaissances et à votre milieu pour embrasser votre vocation spirituelle, et personne ne sera là dix ans après pour vous donner la becquée. (Et ce que j'ai décrit c'est le meilleur des cas que racontent les anciens adeptes. Le voyage, toujours selon eux, peut aussi être moins fun, mal tourner, si les choses ne se passent pas comme vous le voulez).

Il n'y a pas de miracle dans le tantrisme, même authentique disent les anciens qui en sont revenus : c'est "l'auberge espagnole des canaux subtils" (tsa) : vous consumerez vos propres resssources vitales, et lorsqu'il n'y en aura plus beaucoup vous serez très calme, un peu ramolli, et sans beaucoup de ressort pour faire face aux vrais défis de votre vie.

Vous ne devriez pas fuir pour vous réfugier dans les paradis artificiels du tantrisme. Car les réveils seront bien plus difficiles, et vous ne pourrez plus revenir en arrière.

Et par pitié allez au Népal en touriste, honnêtement, votre appareil photo en bandoulière, tel quel, et ne nous rejouez pas savamment Alexandra David Neel initiée en robe rouge !! Vous seriez le seul à vous abuser.

Plutôt que d'apprendre le Tibétain classique (celui des textes rituels) qui est surtout une forme écrite et presque une langue morte (pour érudits, traducteurs et chercheurs), je vous suggèrerais volontiers si j'osais vous prodiguer ce conseil, d'utiliser plus utilement votre précieux temps à étudier le mandarin qui vous permettrait de communiquer avec un milliard trois cents millions d'amis, de travailler, et de découvrir aisément une autre facette de la planète. Vous feriez ainsi comme les Tibétains eux-mêmes : vous apprendriez le chinois (et vous pourriez aussi communiquer avec tous les Tibétains de la région autonome) !

Maintenant il serait bien que les autres visiteurs et membres du forum apportent leur contradiction et leurs suggestions, je ne prétends pas que cette mise en garde ci-dessus soit le dernier mot à la question d'Olivieror.
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mind
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MessageSujet: J'ai du bon karma dans ma karmatière...   Mar 27 Sep - 15:03

Impossible de résister à la diffusion de ce lien, pour que vous puissiez accumuler du bon karma de façon cybernétique et ainsi assurer vos arrières vos avants.
http://www.serve.com/cmtan/buddhism/Lighter/GoodKarma/ Mr. Green Shit Laughing
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Mar 27 Sep - 15:33

Cher Mind,

Bravo pour votre bon goût et la prière cybernétique en ligne qui est supposée s'accomplir toute seule, après téléchargement, en tournant sur le disque dur de l'ordinateur comme un mantra tournerait sur un moulin à prières !

Il vaut mieux en rire avec vous, car, j'hésite quant à moi entre le sourire et un découragement inexplicable. J'ai l'impression que si le "samsara" doit exister quelque part, il n'est pas dans cette vie humaine parfois amusante, mais bien dans ce type de croyance (le mot est encore trop poli) dont vous nous donnez ici une fulgurante illustration : quel gouffre sans fond !

Parfois aussi cela me fait peur, je me dis que dans certaines circonstances plus passionnelles ou conflictuelles, des adeptes qui peuvent croire à cela tel quel, pourraient aussi être convaincus d'accomplir des actions aussi peu rationnelles, mais plus dramatiques. Enfin, osons avec vous espérer que le ridicule de cette exposition soit un réveil pour ceux qui seraient enclins au somnanbulisme spirituel des mantras qui tournent tout seuls et des "bénèdes" (bénédictions, dans le langage des disciples) cybernétiques, le pire n'est jamais certain.

Je vais fusionner ce sujet avec le forum Dépendance, il va disparaître de la page d'accueil pour apparaître dans le fil de discussion. Mais j'ai bien envie de laisser votre sujet encore quelques jours en page d'accueil, histoire d'accumuler moi aussi du mérite ou plutôt comme vous le dites : "du bon karma dans ma karmatière."
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sebastien
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Jeu 29 Sep - 0:27

Olivieror, pourquoi cet attrait pour le tantrisme ?? Avant de viser un prétendu 3e tour de roue du Dharma (Pourquoi ? le Bouddha avait oublié quelquechose dans les 2 premiers?), commencez déja par le 1er, au moins tout le monde est d'accord sur celui là.

Le bouddhisme c'est de la deconstruction, plutot que de se construire un nouveau monde fait de transcendance, de rituels chamarés, de bardos et que sais-je. C'est travailler à voir que tous les phénomenes sont annica, dukkha et annatta : insatisfaisants, impermanents, et vides.

Votre recherche est honorable, mais elle me semble un acte de consommation : je consomme du dalai lama, des malas... ce que Chogyam Trungpa qualifierais de materialisme spirituel.
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Jean-Paul
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Ven 30 Sep - 23:52

Bonsoir Im,
Les maîtres et amis que je rencontre lorsque je vais en Thaïlande n’ont pas de site internet ni aucun ouvrage dans les librairies.
En outre venir sur un forum pour faire de la pub pour une lignée ou l’autre ou bien pour son maître ou son école ne me semble pas très intéressant.
Néanmoins, pour ceux que cela intéresse, il y a quelques livres et de retransmissions d’enseignements de la tradition thaïlandaise des moines de la forêt, surtout en anglais. Voir notamment le site access to insight et la rubrique consacrée aux moines de la forêt : http://www.accesstoinsight.org/lib/thai/index.html
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Sam 1 Oct - 19:46

Phra Ajaan Sao was inclined to be, not a preacher or a speaker, but a doer. When he taught his students, he said very little. And those who studied directly under him are now elders who speak very little, who rarely preach, having picked up the habit from their teacher. Thus, as Phra Ajaan Sao was not a preacher, I would like to tell you a little of the way in which he taught meditation...
In : le site que vous nous conseillez de découvrir ci-dessus.

Je me suis permis d'extraire de la page consacrée à ces moines de la forêt cette brève citation. Elle illustre bien le fait que dans la proximité personnelle les disciples peuvent en effet apprendre quelque chose, peut-être, qui est issue de l'expérience vécue de leur aimable instructeur.
Le fait que l'enseignement reste direct, de personne à personne, que le recours à l'écrit soit somme toute accessoire et illustratif, et non pas central, et qu'aucun échelon intermédiaire ne s'immisce ici entre le moine instructeur et l'étudiant sont sans doute des signes d'une tradition encore vitale et authentique. Cette intimité entre celui qui instruit et celui qui apprend a été bien souvent altérée dans les centres du dharma occidentaux. S'il existe un instructeur principal et qualifié, il est rare qu'il puisse s'occuper de chaque élève individuellement et attentivement. Le plus souvent offert à la tentation d'augmenter le nombre de ses disciples (qui permet ainsi aussi de "multiplier les pains", en quelque sorte, c'est à dire de recevoir des offandes et des donations plus nombreuses !) l'instructeur ne peut plus s'occuper correctement de chaque personne en particulier. D'où le recours aux échelons intermédiaires qui répètent la lettre sans comprendre toujours l'esprit, et aux écrits qui figent les pratiques en quelque commode livre fade de recettes. Dans le gigantisme des centres du dharma européens, comptant parfois plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de disciples présents simultanément, se trouve sans doute ainsi la cause directe de l'affadissement de l'enseignement, la perte de son contenu, de son sens.
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camille



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MessageSujet: Bouddhisme de Nichiren   Sam 8 Oct - 14:06

Quelqu'un saurait-il me dire pourquoi ne parle-t-on pas en France du bouddhisme de Nichiren ?
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MessageSujet: Re: DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?   Sam 8 Oct - 15:38

Les cultes Nichiren, ou bouddhismes de la Terre Pure, car il y en a de nombreux au Japon, sont des formes plus tardives de bouddhisme, apparues -par exemple à Kamakura-comme une rénovation populaire, après la grande époque d'églises Zen considérées comme élitistes. Après la mort, le Nichiren promet l'accès à la vie parfaite dans le royaume d'Amita (Amitabha) à partir de pratiques relativement simples, mantriques et dévotionnelles.
Pourquoi les églises Nichiren ne sont-elle spas populaires en France alors qu'elles le sont immensément au Japon ? Je ne sais pas Camille.
Il faut voir qu'entre -par exemple- le Theravada et le Nichiren, il y a des différences très importantes par exemple. S'il s'agit bien de bouddhismes, ils ne sont pas issus des mêmes "tours de roue" du Dharma.
Une explication serait que la politique coloniale de l'empire français en Indochine a permis la rencontre du bouddhisme Theravada, tant par la présence de missionnaires, que par les voyages d'observateurs, par les expositions universelles, puis par des flux migratoires.
Le Japon d'où est issu le Nichiren ne s'est ouvert à l'Occident que plus tardivement, le Japon étant lui-même une grande puissance coloniale en Asie.
Mais mon explication ne vaut pas pour le bouddhisme tibétain qui a connu en effet un engouement important en l'absence de politique coloniale. En revanche la dispersion d'une diaspora lamaïste d'origine tibétaine en Occident a sans doute contribué à la fécondation culturelle européenne par ses formes de tantrisme bouddhique.
En revanche des formes japonaises de tantrisme bouddhique (comme le Shingon de Koyasan) ne se sont fait connaître que beaucoup plus timidement et récemment, tout comme les églises du bouddhisme de la Terre Pure d'Amita, sans doute aussi de par l'absence d'occasions antérieures de rencontre interculturelle entre les peuples européens et le peuple japonais.
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DEPENDANCE ? Des bouddhismes libérateurs ou addictifs ?
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